INTRODUCTION

Autopsie du sport français de D. Riolo, éd. Hugo Sport.

Noah 1983. Hinault 1985. Nos clubs de foot, 1993 (l’OM), 1996 (le PSG), une misère. Et notre XV de France ? Ridicule, médiocre ou dépassé selon les articles. Mais il y a aussi le fantastique Teddy Riner. Nos fabuleux handballeurs et handballeuses. Renaud Lavillenie et Pierre- Ambroise Bosse. Céline Dumerc et Tony Parker. Romain Bardet et Warren Barguil.

Pourquoi ça marche, pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi il y a peu, un nageur français dans un bassin ça faisait médaille, et pourquoi aux derniers J.O., ça a tourné au fiasco ? Pourquoi l’athlétisme longtemps décevant obtient enfin des résultats positifs ?.

Comment va le sport français ? Il y a autant de réponses que de disciplines. On en a choisi neuf. On a fait des choix. On assume. On a pensé grand public, notoriété. C’est sans doute cela aussi qui nous a poussés parfois, dans certains sports, à plus parler des hommes que des femmes. Par les temps qui courent, j’ai conscience de l’émoi que ce choix pourra provoquer.

Pour chaque sport, il est curieux de noter que les explications peuvent être parfois simples, voire simplistes. Quand on gagne, c’est grâce au travail des fédérations, des formateurs et des entraîneurs ; quand on perd, c’est la faute au manque de moyens. Quand on est bon, on a des résultats. Quand on est mauvais, on a des explications.
Et parce que la vérité dépend souvent du point de vue, on est allés sur le terrain, rencontrer des acteurs de ces différentes disciplines. Écouter leur diagnostic. Noter leurs critiques et leurs inquiétudes. S’inspirer de leurs réussites. Analyser leurs propositions.

C’est le moment ou jamais : comme le disent Tony Estanguet et Jean-Philippe Gatien à la fin du livre, « 2024, c’est demain ». Et pour gagner demain, il faut réformer aujourd’hui. Sans attendre. Faire preuve de courage et d’audace.

J.O. 2024 : objectif apothéose
L’objectif parait utopique. Au point que même le chargé de la performance des athlètes français a eu du mal à y croire. Rendez-vous compte : remporter 80 médailles aux Jeux Olympiques 2024 de Paris. C’est pourtant la feuille de route que Laura Flessel, actuelle ministre des Sports, a dressée à Claude Onesta, l’homme aux deux titres olympiques et trois sacres mondiaux à la tête de l’équipe de France de handball, aujourd’hui chargé de mener la politique sportive pour 2024. « Je crois que Laura a oublié, déjà, la difficulté de gagner une médaille. Ça doit faire longtemps, glissait Onesta sur l’antenne de BFM Sport en octobre dernier. On va d’abord essayer d’imaginer la façon de s’organiser, comment mettre en oeuvre ce qui va permettre d’accompagner de la meilleure façon nos athlètes. C’est le chemin que l’on va construire qui sera à l’origine de l’amélioration des résultats.» Pourquoi un tel scepticisme chez ce manager hors pair à qui l’on doit plusieurs grands exploits à la tête du handball français ? Douterait-il de la capacité de la France à répondre à un tel défi sportif ? Les différentes fédérations olympiques sont-elles assez armées pour relever le pari ? La France est-elle tout simplement une nation sportive ? Le passé ne plaide pas en faveur de Claude Onesta. Il faut ainsi remonter à 1968 pour trouver la France dans le top 5 du classement des médailles (troisième) lors des J.O. d’hiver de Grenoble. Les chiffres ne sont guère plus brillants pour les Jeux d’été, avec seulement deux top 5 sur l’après-guerre (troisième en 1948 à Londres et cinquième en 1996 à Atlanta). À force d’entendre les fédérations se plaindre de leur manque de moyens, de compter les points dans les luttes intestines que se livrent les différents acteurs d’une même fédération ou de voir aujourd’hui comment nos sportifs courent derrière des succès de prestige (Tour de France, Roland-Garros, Coupe d’Europe de football…), la question mérite d’être posée. Car oui, la France gagne ! Mais elle sait aussi perdre. Et se plaindre.

Un modèle archaïque
Et si c’était le modèle du sport français dans son ensemble qui était à revoir ? Ce modèle vieux de près de soixante ans né au lendemain d’un fiasco olympique. Rome, 1960, la France se classe vingt-cinquième au tableau des médailles. Cinq médailles (deux en argent, trois en bronze) viennent garnir la pâle armoire à trophées du sport français. C’est le moment que choisit le général de Gaulle, dépité par de tels résultats, pour lancer une vaste réforme du sport français. Il en va de l’honneur de la France. Il charge Marceau Crespin, premier délégué à la préparation olympique, de mettre en place un nouveau modèle pour remporter des médailles.
Directeur général d’UNION Sport & Cycle et spécialiste de l’économie du sport, Virgile Caillet décrypte : « Notre sport s’est construit sur un modèle qui devait guider les jeunes vers l’entraînement puis vers la performance, où l’Etat est omniprésent au niveau du financement. » Mais ce qui était valable en 1960 ne l’est plus en 2018. « C’est un peu différent aujourd’hui, mais les fédérations se sont toujours inscrites dans une logique de soutien et n’ont jamais été éduquées vers une démarche entrepreneuriale, regrette Caillet. C’est lié à notre modèle puisque ce sont des associations sans but lucratif. Évidemment, les fédérations ont évolué. Mais dans leur ADN, on est sur un modèle très encadré. »Les fédérations ont été incapables d’anticiper la mutation des pratiques sportives. Il y a en effet aujourd’hui plus de Français qui font du sport en dehors du cadre fédéral. Les études datant de moins d’un an font état d’environ 29,5 millions de Français qui déclarent avoir une pratique sportive régulière (au moins une fois par semaine). En parallèle, il y a 16 millions de licences sportives dont 5 millions pour les moins de 12 ans. Traduction : chez les adultes, il n’y a « que » 11 millions de licences sportives délivrées. Les autres ? Ils pratiquent de manière autonome, dans le privé, en accès libre, sur les aires de plein air, sur les terrains multisports de proximité… Autant de « sportifs du dimanche », pourtant assidus à leur pratique hebdomadaire, qui échappent aux fédérations. « Nous sommes aujourd’hui dans une société de consommation, continue Caillet. Expliquer à des jeunes que tu vas aller deux fois à l’entraînement pour le match du dimanche, ça ne fonctionne plus. On joue désormais avec qui on veut, où on veut. On le voit par exemple avec l’émergence du foot à 5. »
Dans cette nouvelle vision du monde, le sport doit trouver sa place. À condition de bouleverser les mentalités. « Historiquement, on vit avec une forme de paradoxe en ce qui concerne l’appréhension du sport en France et de sa place dans la société, analyse Caillet. Les élites politiques et intellectuelles de ce pays ont toujours négligé le poids du sport et considéré que c’était un loisir, un passe-temps relativement accessoire. L’un des exemples est la place donnée au prof de gym dans les conseils de classe. Or dans le même temps, tous les spécialistes médicaux, les experts marketing et les sociologues s’accordent pour vanter les vertus du sport et de sa pratique. Tout le monde reconnaît que c’est un formidable outil de mixité sociale, qu’il permet un lien intergénérationnel. C’est un enjeu de santé publique capital. Toutes les études montrent que lutter contre la sédentarité permettrait à la fois de vivre mieux et de réaliser des économies considérables dans les dépenses de santé publique. Depuis deux ans, on s’aperçoit que le sport est également un levier de croissance économique, qu’il est source d’emploi. On a le droit de conjuguer sport et business. » En d’autres termes, ce n’est plus un gros mot que de dire qu’on a le droit de faire du business dans le sport. D’autant que le sport en France représente 38 milliards d’euros de dépenses (2 % du PIB) et que les premiers contribuables sont les ménages (17 milliards) devant les collectivités (11 milliards). Dans le même temps, on notera qu’il ne représente que 0,12 % du budget de l’État, quand la culture est à 1 %.

Vers une remise en question du fonctionnement des fédérations
La course à la licence serait-elle en train de s’essouffler ? Longtemps considéré comme l’indicateur numéro un de la bonne santé d’une fédération, le nombre de licences n’est aujourd’hui plus gage de réussite. D’abord parce qu’on a vu plus haut que les Français pratiquaient en dehors du cadre. Ensuite parce que ce seul indicateur bride les fédérations qui ne se creusent pas la tête pour trouver de nouvelles sources de revenus ou d’attractivité.
L’exemple le plus frappant est celui de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA). Que faire des dix millions de coureurs qui foulent le bitume ou les sentiers ? Doit-elle les négliger ou au contraire les envisager comme des clients potentiels ?
Virgile Caillet a une idée très précise sur la question. « Ce qui est ennuyeux, c’est que les fédérations ne se projettent pas dans des logiques d’investissement, mais dans des logiques de “bons pères de famille”. Il faut leur mettre dans la tête qu’elles sont un centre de profit. On le voit avec la fédération de tennis qui a la chance de posséder un véritable actif avec Roland-Garros mais qui a une vraie réflexion d’entreprise en développant son stade, en installant notamment une billetterie matinale puis une billetterie en soirée. Inversement, pour une majorité de fédérations, la convention d’objectifs passée avec le ministère pèse entre 50 et 70 % des ressources. Elles ne se projettent pas pour trouver de nouvelles sources de revenus. Il faut qu’elles se remettent en question. Car le sens de l’histoire n’est pas que l’État donne plus d’argent aux fédérations, loin de là. Mais beaucoup se trouvent aujourd’hui à l’agonie. C’est pour ça qu’il y a un vrai travail à faire. Il faut les accompagner, faire de la formation auprès des cadres et des présidents de fédérations. Ont-ils été formés pour ça ? Ce sont souvent d’anciens sportifs, passés cadres au niveau départemental, régional puis national. Et pourtant, cela ne s’improvise pas. »

Les quatre maux du sport français
Il faudrait donc revoir en profondeur notre modèle. Un pari réalisable à condition que les différents acteurs acceptent de changer leur manière de voir les choses. Notre interlocuteur suivant préfère garder l’anonymat. Il a travaillé auprès de l’État dans différentes missions. Aujourd’hui impliqué auprès d’une fédération, il a pu faire un large tour de la question. Et quand on lui demande si le sport français de haut niveau est performant, il embraye : « Oui, mais à condition de travailler à son amélioration. Quand on additionne les moyens financiers et les moyens humains mis à disposition par l’État, ça représente un budget conséquent. Certaines nations concurrentes envient les aides publiques données au sport français. Il y a peu d’équivalent dans le monde. » Mais l’argent ne fait pas tout. De manière très détaillée, notre mystérieux informateur a accepté de nous livrer les quatre maux dont souffrirait le sport français.

1- L’opacité dans le pouvoir décisionnel « Nous avons beaucoup trop de superpositions de structures. On a organisé des États généraux du sport. On a conclu qu’il fallait simplifier le système et on rajoute des couches comme une délégation interministérielle qui vient s’intercaler entre le ministère des Sports et la mission d’optimisation de la performance de l’INSEP. C’est une cacophonie administrative. Qui décide : l’État ou le mouvement sportif ? On est resté dans un système où l’avis de l’État est prépondérant à tous les niveaux. .a fait beaucoup d’agents qui gravitent autour du sport mais qui ne servent pas à la performance. La France est de plus en plus sportive sur la pratique de plein air et c’est très bien. Mais est-on aussi attentif aux performances de nos équipes ? Nous sommes dans un système qui ne sait pas trancher. Quelle est la priorité ? On finit par ne plus savoir. Est-ce le sport santé ? Le développement des infrastructures ? Et la performance ? On nous bassine tous les quatre ans au moment des Jeux, mais au milieu, on nous balance d’autres choses à faire qu’on ne peut pas assumer à cause de moyens humains et financiers trop limités. »

2- La scolarité « On peut se réjouir d’avoir un ministère des Sports, mais quel poids a-t-il face au ministère de l’Éducation nationale ? Notre système scolaire n’est pas adapté au haut niveau. Les classes sont surchargées et ne donnent pas forcément de meilleurs élèves par rapport à des pays où on travaille moins à l’école mais qui laissent une plus grande part au sport et au développement de l’esprit de compétition, tout en prônant l’excellence. Au niveau de l’enseignement, nos professeurs d’EPS ne jurent que par l’éducation physique et veulent se démarquer du sport de compétition. On se prive de l’enseignement des valeurs portées par le sport de compétition qu’on diabolise dans le système scolaire. On n’apprend pas à nos gamins à être compétiteurs. Et après, on s’étonne qu’ils ne soient pas motivés pour aller bosser. Le sport doit être utilisé comme un vecteur éducatif, mais il peut aussi être porteur pour apprendre le plaisir de la victoire et de la performance. »

3- Le sport en université « Le sport en université, c’est le désert. Contrairement aux grandes écoles, les universités françaises n’ont aucun moyen pour organiser des activités sportives. C’est aux étudiants de se démerder. Les Américains viennent sur nos championnats recruter nos jeunes talents, non pas pour les études, mais pour qu’ils intègrent les championnats universitaires. On leur offre des conditions privilégiées, on leur donne des bourses… Comment voulez-vous lutter ? En France, à 18 ans, ils partent à l’université et n’ont rien d’organisé pour eux. Ils passent chez les seniors et se rendent compte que là non plus, rien n’est fait pour les accompagner. Je pense que les fédérations bossent bien. Mais pour ceux qui veulent accéder au très haut niveau, c’est très compliqué. Après 18 ans, c’est là qu’on perd le plus d’effectifs. Les jeunes s’accrochent puis lâchent. Car lorsqu’on a le choix entre les études et le sport, papa et maman poussent pour les études. Après, c’est trop tard pour revenir au sport. »

4- L’emploi « Les clubs s’efforcent de rentabiliser leurs emplois et de les financer en les orientant vers des activités essentiellement lucratives. Ainsi, quand un cadre a fait dix heures de loisir, dix heures de scolaire et dix heures de cours collectifs, que reste-t-il pour l’entraînement des meilleurs ? Plus rien. Et comment faire autrement, quand on sait à quel point nos clubs ont des difficultés à garantir leurs financements ? »

Notre interlocuteur appuie là où ça fait mal : administration, école, université, emploi, autant de piliers difficiles à bouger. À l’entendre, l’une des pistes (mais ce n’est pas la seule) se trouverait de l’autre côté de la Manche. Et il n’y a pas besoin de chercher bien loin pour découvrir ce qu’est le modèle britannique, et ce qui fait la force du fameux UK Sport. Juste avant les Jeux de Londres de 2012, l’Ambassade de France au Royaume-Uni en publiait les clés dans sa revue Science et Technologies au Royaume-Uni. « Créé en 1997, UK Sport est l’organisme public chargé de coordonner et de subventionner le sport de haut niveau au Royaume-Uni. Basé à Londres et employant plus de 90 personnes, il y investit chaque année près de 100 M£ (environ 113 millions d’euros) d’argent public, provenant de la loterie anglaise et du ministère des Finances. Pour la préparation des Jeux Olympiques de 2012, UK Sport a bénéficié d’un budget supplémentaire de 300 Mí (environ 340 millions d’euros). Les efforts de recherche ont été focalisés sur les sports à fort potentiel de médailles, comme le cyclisme ou la planche à voile. L’organisme a ainsi collaboré étroitement avec des sportifs tels que Bradley Wiggins (médaillé d’or en cyclisme aux Jeux Olympiques en 2004, 2008 et 2012) ou Ben Ainslie (médaillé d’or en voile en 2004, 2008 et 2012) en subventionnant des recherches pour améliorer leur matériel sportif. UK Sport finance ainsi de nombreux projets dans les universités et collabore avec des entreprises sur des projets sportifs. » Notre contact enchaîne : « Ça n’enlève pas le pouvoir du mouvement sportif, qui gère la délégation olympique. Il ne faut pas qu’on ait des interlocuteurs qui nous passent des commandes, mais plutôt des gens qui nous apportent des services. Aujourd’hui, on est sans arrêt à remplir des enquêtes, répondre à des commandes, faire des dossiers… Au bout d’un moment, on n’en peut plus. On ne consacre plus assez de temps à la problématique qui est la nôtre et qui est de performer. »

Paris 2024, symbole d’un renouveau espéré ?
Ils sont nombreux à penser (espérer ?) que la victoire à Lima en septembre dernier suffira à redorer le blason du sport français. Au Pérou, Paris est officiellement désignée ville organisatrice des Jeux de 2024. À en croire les observateurs, cette victoire doit non seulement booster le sport français, mais également tous les secteurs de l’économie. Elle doit surtout permettre au sport d’opérer cette révolution qu’il n’a jamais osé faire. Virgile Caillet, spécialiste de la question, poursuit : « Ça fait tellement peur de se remettre en question. On n’a jamais vraiment osé y aller. Là, on a un événement qui donne la légitimité d’engager la profonde réflexion qu’on doit opérer. Les Jeux, c’est un héritage en infrastructures mais c’est surtout un héritage immatériel. Comment l’Éducation nationale va-t-elle s’emparer des Jeux ? Comment cela va-t-il s’insérer dans les programmes scolaires ? Comment impliquer les gamins ? En résumé : comment le sport prendra-t-il une place incontournable dans la société ? » Et si, dans le sillage de Paris 2024, la gouvernance pouvait évoluer, la victoire serait double. Caillet : « Il y a une trop grande prime aux sortants et trop de schémas figés. .a n’amène pas le dynamisme souhaité. Il faut des schémas allégés en nombre d’élus et des circuits de décision beaucoup plus courts. . l’ère du digital, expliquer que la décision prend entre trois et six mois, on ne comprend plus. »

Le sport en France ne se porterait donc pas si mal. Il serait même à l’orée d’une période qui pourrait être révolutionnaire au sens propre du terme. La prise de conscience collective de l’entretien de son capital santé, la prise de conscience des pouvoirs publics réalisant – tardivement – que le sport est un vecteur de croissance, et donc de business, et le tunnel d’événements planétaires sur les six années qui viennent (la Ryder Cup de golf en 2018, la Coupe du monde de football féminin en 2019, les championnats d’Europe d’athlétisme en 2020, la Coupe du monde de rugby en 2023, les JO en 2024…) sont les prémices d’une évolution positive des mentalités. « Sans oublier qu’avec l’arrivée de Laura Flessel, il y a également eu un changement dans la manière de voir les choses. Le ministère des Sports avait tendance à être le ministère des fédérations. Là, elle veut en faire le ministère des pratiquants. Ça n’a rien à voir », conclut Virgile Caillet. Du travail en perspective, donc. Pour Claude Onesta, pour Laura Flessel et son objectif de 80 médailles, mais également pour tous les acteurs du sport que j’ai rencontrés ces derniers mois pour analyser les forces et les faiblesses du sport français et les remèdes pour parvenir au succès, ou consolider les réussites. Neuf sports, neuf autopsies différentes.

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